Le Silphion et l'Ortie

Notre pain quotidien

J'en avais parlé, je suis donc allée le voir. Ce fut une très bonne surprise.

Contrairement à beaucoup de films dénonçant la production alimentaire actuelle, Notre pain quotidien ne prend (presque) pas parti. En effet, le film se compense de séquences successives, sans aucun commentaire, alors que souvent, on accable le consommateur pour qu'il culbalise. Ici, rien de ça. Au contraire, même si l'on sait que le film condamne ces pratiques, l'absence de narrateur amène le spectateur à conduire lui-même sa réflection. Pas de "Oh, regardez le méchant tout moche avec ses dents longues comme des couteaux" mais tout simplement un panorama des chaines de production alimentaire, du poisson au poulet, en passant par le porc et les cocombres (c'est chouette les courges qui pousse à la verticale). Je pense que ce film est très utile du fait qu'il montre d'où provient ce que l'on mange. C'est une bonne chose je crois de nous le rappeller. Avec la grande distribution, on achète mais on ne sait plus (ou pas) d'où viennent les produits.

Un autre aspect intéressant de ce film est qu'il montre aussi les travailleurs. Des gens comme vous et moi, qui ont des conditions de travail vraiment lamentables. Pas des personnes sadiques qui se plaisent à torturer les animaux mais tout simplement des gens qui font un travail que de tout façon quelqu'un doit faire et qui n'en retire aucun épanouissement. On est d'ailleurs tenté de rapproché les humains des animaux dans ce film, aucuns n'a de condition plus enviable que celle de l'autre. Les humains ressemblent plus à des machines qu'à autre chose: travail à la chaîne, gestes répétitifs, regard absent,...

Au fil du film, on ne bati pas forcement une réflexion construite, ce sont plutôt diverses idées qui nous viennent, en réaction aux images: visions de démesure des exploitations, sensations d'un immense gaspillage (en fruits non récoltés, en eau, ...), réflexions sur le bio (c'est bête, mais en voyant comment les olives étaient récoltées, j'ai enfin réalisé concrètement pourquoi le bio était plus cher), mais aussi, pour moi, et c'est très étrange, une certaine fascination pour l'ingénuosité déployée par l'homme afin d'améliorer la production. On se rend compte aussi de certaines incohérences, comme cet homme qui cueille des poivrons torse-nu alors que pour traiter les plants, les employés devaient porter une combinaison de protection intégrale.

En résumé, je conseille à tous d'aller le voir. Je dirai même que c'est nécessaire, afin de remettre les choses à leur place. Je pense que ce portrait froid, déshumanisé de la production alimentaire apporte beaucoup, et amène à réfléchir, tout cela sans se sentir culbabilisé. Il responsabilise.

Dernière petite anecdote: pour moi qui est passée pas mal de temps à la campagne dans mon enfance, voir ce film a fait paradoxalement ressurgir plein de bons souvenirs: bennes remplies de grains de blés, fascination de mon frère pour les moissonneuses batteuses et autres rouballeurs, ...

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Le palmier de Judée ressuscité!

C'est un véritable miracle: à partir de graines âgées de 2000 ans découvertes dans l'antique citadelle de Massada, le Dr Sarah Sallon et l'agronome Elaine Solowey ont réussi à faire renaître un palmier de Judée, arbre qui avait disparu après l'époque des croisades pour cause de surexploitation (tiens, ça ne vous rappelle rien?). S'il s'agit d'un pied femelle, il donnera ses premières dattes d'ici une trentaine d'années.

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Jusqu'à présent, cet arbre nous était seulement connu par une pièce de monnaie daté du règne de l'empereur Vespasien ainsi que par les écrits des auteurs antiques (comme le silphion, sauf que pour lui, pas de retour en vue). Et comme pour le silphion, on lui prétait nombre de vertus médicinales. On dit aussi de lui qu'il donnait de succulentes dattes.

Avant ce palmier, la plus ancienne graine à avoir germé était une graine de lotus âgée de 1200 ans.

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Ce qu'il y a dans nos assiettes

Demain sort au cinéma le film Notre pain quotidien.

Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur.
Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes. Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation. Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent. Notre Pain Quotidien questionne, inquiète et fascine.

En voici la bande annonce française:

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Challenge ABC 2007

Encore de la lecture (mais pour moi cette fois-ci).

Voici donc ma liste pour le challenge ABC: 26 livres à lire dans l'année (trop facile ^^). Je dois juste la compléter. Merci à Taylor et Betty ;-)

Adam, Olivier - Je vais bien, ne t'en fais pas
Barbery, Muriel - L'élégance du hérisson
Chattam, Maxime - (mais lequel?)
Desforges, Bénédicte - Flic, Chroniques de la police ordinaire
Easton Ellis, Bret - American Psycho
Fujimori, Asuka - Nekotopia
Grundmann, Emmanuelle - Ces forêts qu'on assassine
Hamilton, Peter F. - L'aube de la nuit
Indridarson, Annaldur - La femme en vert
Jaquiau, Christian - Les coulisses de la grande distribution
Kinsella, Sophi - Les petits secrets d'Emma
Littel, Jonathan - Les bienveillantes
Mosse, Kate - Labyrinthe
Niven, Larry - L'Anneau-Monde
Ovidie - In sex we trust : Backstage
Paccalet, Yves - L'Humanité disparaîtra, bon débarras!
Q
Rufin, Jean-Christophe - Le parfum d'Adam
Süskind, Patrick - Le parfum
Teulé, Jean - Le magasin des suicides
U
Vercel, Roger - Capitaine Conan
Weisberger, Lauren - Le diable s'habille en Prada
X
Yourcenar, Marguerite - Mémoires d'Hadrien
Z

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Ma vie à la Cité des Sciences et de l'Industrie

Située Porte de la Villette à paris, la Cité des Sciences n'est plus à présenter et sa réputation n'est plus à faire. Toute l'année, elle présente de nombreuses expositions temporaires, souvent en étroit rapport avec l'actualité, comme en ce moment l'exposition Pôle nord - Pôle Sud, et toujours reliées aux sciences quelles qu'elles soient (biologie, chimie, astronomie, ...) et même avec la science-fiction (exposition Star Wars en 2006) ! Bref, c'est un vrai bol d'air pour les neurones et une grosse dose de plaisir. Même les enfants y trouvent leur bonheur avec la Cité des enfants.

Changer d'ère
En bonne adepte du développement durable, je me devais d'aller voir cette exposition. Si l'espace de présentation n'est pas forcement très étendu, la diversité des objets, vidéos et animations présentés nous entraîne à y passer presque plusieurs heures.
Le parcours commence par un long couloir sur les murs duquel sont affichés différentes données qui composent ainsi une sorte de bilan de la planète. À vrai dire, ça n'est pas joyeux joyeux. La fin du couloir débouche sur la salle principale de l'exposition qui est d'un seul tenant. Un première espace, sur une estrade, présente le principe du développement du durable et le concept de l'empreinte écologique. C'est à ce moment qu'il faut retirer son e-copass. Il s'agit d'un feuillet cartonné comportant une bande magnétique qui permettra d'enregistrer les réponses que vous donnerez aux 10 questions posées le long du parcours et qui permettront de déterminer votre empreinte écologique. De plus, l'e-copass permet de retrouver l'expo en ligne et d'avoir accès à des informations complémentaires.

Muni de votre pass, vous accédez enfin au coeur de l'exposition. Elle s'articule autour de grands thèmes (bouger, se nourrir, habiter, ...) chacun illustré par des chiffres, des gestes faciles à faire, des objets innovants, ... C'est l'occasion de découvrir le pédibus, l'autopartage, les sacs réalisés à partir de bâche publicitaire, le mur des matériaux écologiques et même le guide du Grand Ménage (et oui, il est partout!) accompagné des principaux ingrédients qui font ces recettes. Quelques textes à lire, des animations informatiques, des objets allant du filet à légume pour remplacer les sacs plastiques, au vélo électrique permettant d'atteindre les 40 km/h voir plus rien qu'avec l'énergie du pédalage, des vidéos présentant des exemples comme vélo'v, les AMAP ou encore les simulations de futurs moteurs de voiture.
Cette exposition touche vraiment à tous les domaines et à de quoi susciter l'intérêt de tous. J'ai même entendu un professeur confier à une des ses collègue, qu'elle avait été agréablement surprise de voir ses élèves s'intéresser de près à tout ce qui était présenté. Je la conseille donc avec beaucoup d'enthousiasme (elle se tiendra jusqu'à 12 août).

L'année polaire internationale

Samedi dernier commençait le début des animations, rencontres, conférences mises en place dans le cadre de l'année polaire internationale. Moi et mon homme sommes allé assisté à l'émission CO2 mon amour, spécial pôles (sur France Inter) qui se déroulait dans l'auditorium de la cité et donc en public. Denis Cheissoux recevait Jean-Louis Étienne et Érik Orsenna, deux invités éminement intéressants, l'un médecin aventurier et l'autre écrivain passionné d'histoire. L'émission est disponible ici.

Au départ, nous n'y allions que pour l'émission puis, nous avons appris qu'elle était suivie d'une table ronde à laquelle étaient invités les "Voyageurs des pôles". Nous sommes donc restés écouter les témoignages d'Isabelle Autissier (marin écrivain), d'Erik Orsenna (parti avec elle), de Jöel Calmettes, (cinéaste qui les a filmé), de Jean-Louis Etienne et de Laurence de la Ferrière (alpiniste). Leurs histoires étaient parfois poignantes, parfois éprouvantes, mais toujours fascinantes. J'y ai un peu repris espoir, j'ai réalisé que lorsque l'on voulait quelque chose au fond de soi, on pouvait le réaliser, même tardivement.

Nous avons donc passé une après-midi très instructive pendant laquelle nous avons refais le plein d'énergie (oui, quand nos neurones s'agitent, on est boostés. Vous croyez qu'on est bizarre?) et du coup, ça nous a donner envie de suivre de plus près l'actualité des conférences anfin d'assister à certaines d'être elles. Et moi, ça m'a vraiment confirmer qu'il fallait que je me remette aux sciences. Ce samedi fut un vrai bonheur :-) .

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