Le Silphion et l'Ortie

Échapper à la pub

S'il y a bien une chose que je trouve pénible, c'est d'être assaillie par les réclames à longueur de temps. J'y suis surtout sensible depuis que les annonces publicitaires ont commencé à envahir le net il y a un peu plus d'un an. Tant que la pub a été statique, cantonnée dans un petit coin de la page, ça ne me dérangeait pas plus que ça. Et puis, elle s'est mise est être animée, à recouvrir les pages que je lisait (bon d'accord, L*cos pratique déjà ainsi depuis un bail). Certaines ont même la bande son débile comprise avec l'animation. Bref, c'est devenu insupportable, j'avais l'impression d'être agressée de tous les côtés (en plus, ça faisait ramer l'ordinateur).

Lasse de cette situation, j'ai fait quelques recherches pour essayer de trouver une solution. Et que découvrais-je? Qu'il existait des gens bien qui avaient pensé à moi! Et oui, il existe des applications à adjoindre à son navigateur internet favori qui permettent de bloquer la pub! Après une période où seules les publicités statiques pouvaient être bloquées, il y a maintenant une option qui permet de supprimer les pubs en Flash (vous savez, celles qui s'agitent le plus et sur lesquelles le clic droit est désactivé). Fraichement, je vous conseille de vous y mettre. Pour avoir la tranquillité... et parce qu'on éprouve un malin plaisir à bloquer tous ces annonceurs à qui l'ont a rien demandé.

Voici à présent la marche à suivre pour vous débarrasser de ces nuisibles. Tout d'abord, télécharger le logiciel approprié. Pour les utilisateurs de Safari, il s'agit de SafariBlock, développé sur le modèle que Adblock Plus, extension destinée elle à Firefox. Une fois que l'installation est effectuée, il vous suffit, lorsque vous souhaitez vous débarrasser d'une réclame, de faire un clic droit dessus (ctrl+clic pour les utilisateurs de Mac) et de sélectionner SafariBlock Image (ou Bloquer... avec AdBlock). Pour ratisser plus large, vous pouvez utiliser l'étoile "*" comme joker, c'est-à-dire que vous pouvez, lorsque vous avez une url à rallonge, la raccourcir (en général, j'efface la partie de l'adresse internet de l'image qui suit le premier .com/.net/... ou le répertoire /ads/ quand il y en a un) puis rajouter une étoile "*" après le dernier slash. Cette action a pour effet de bloquer toutes les publicités en provenance d'un même site internet plutôt que de bloquer une seule et même publicité. Pour que ce soit plus clair, voici un exemple complet: si l'adresse qui s'affiche lorsque vous bloquez la pub est http://richmedia.yimg.com/customer/50/50/france/ob.d/CN_Video_300x250.swf?adxq=1202839680, vous pouvez réduire en http://richmedia.yimg.com/* pour ainsi bloquer toutes les pub dont l'adresse commence par http://richmedia.yimg.com/. Pour ceux qui préfèrent qu'on leur mâche le travail ou qui ont peur de tout faire planter, il existe des listes d'adresse établies par des internautes et qui sont assez exhaustives. Je sais que pour Firefox, AdBlock demande automatiquement si vous voulez les utiliser. Pour Safari, j'avoue ne plus me souvenir.

J'espère que mes explications sont assez claires. S'il demeure un point obscur, n'hésitez pas à pas poser vos questions. ;-) 

Pour les autres supports de pub, je suis désolé, il n'y a pas grand chose à faire. Personnellement, les seules réclames que je subis encore sont l'affichage public et les encarts dans les journaux imprimés. Je ne subis plus celles de la télé puisque je  n'ai plus de télévision chez moi. Avant, je profitais de la looooooongue pose pub pour vider le lave-vaisselle, prendre ma douche, ... Je ne subis plus vraiment non plus la publicité à la radio puisque je n'écoute que France inter ou des webradios ou des émissions en podcast. Je suis d'ailleurs navré quand j'entends les publicités radiophoniques, je ne comprends pas comment les auditeurs peuvent acceptés d'être pris pour de tels imbéciles. Ces publicités sont tellement niaises que l'on se demande si le désir profond des annonceurs n'est pas en fait de faire fuir le client. Ça me dépasse.

5 commentaires - aucun rétrolien

Nouveau petit bilan

Cela faisait un moment que j'avais envie de recommencer à écrire ici. Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais le plus longtemps possible je l'espère.

Je vais commencer doucement, avec un récapitulatif des bonnes habitudes que j'ai prises au cours de l'an dernier et qui sont à présent bien implantées dans ma vie quotidienne.

  • Depuis un peu plus d'un an que nous sommes dans cet appartement, nous n'avons encore jamais utilisé de produits ménagers conventionnels: tout le ménage se fait avec le Guide du Grand Ménage de Raffa (qui a d'ailleurs changé d'adresse, pensez à mettre à jour vos favoris si ce n'est déjà fait). Les recettes sont vraiment efficace et simples à mettre en oeuvre. Ces derniers mois, je découvre les vertus du bicarbonate de soude (j'ai téléchargé le guide édité par la marque Solvay) et je peux témoigner que le vinaigre crystal bouillant est Le produit miracle qui redonne sa blancheur aux toilettes. Bref, je suis totalement satisfaite d'avoir pu échapper à la grosse artillerie qui décape mes poumons en même temps que le sol. Depuis d'ailleurs, j'évite les rayons de produits ménagers synthétiquement parfumés car ils sentent trop fort et ça me prend à la gorge.
  • Pour la nourriture, nous n'achetons plus de plats préparés et nous privilégions les produits sans emballage. Nous ne sommes pas passés au tout bio, par contre, nous avons pris l'habitude de n'acheter que des fruits et légumes de saison, ce qui est quand même beaucoup plus sensé. Bilan, nous découvrons avec plaisir des légumes à côté desquels nous serions totalement passés auparavant (radis noir et blanc, panais, topinambour, rutabaga, ...) et quand un légume redevient de saison, nous l'apprécions d'autant plus que nous n'en avons pas mangé toute l'année. Nous continuons de cuisiner et mangeons de plus en plus de légumes. Personnellement, je projette d'adopter prochainement une alimentation végétarienne le plus bio possible que je pense meilleure pour ma santé et plus éthique. Pour l'instant, je cherche activement un bon bouquin sur le sujet qui pourra m'aider à franchir le pas.
  • Il y a peu, exaspérée par le nombre de sacs en plastique que nous emmagasinions, j'ai décidé d'agir. En en discutant avec d'autres, quelqu'un a suggéré qu'il faudrait toujours avoir un sac sur soi pour mettre ce que l'on achète et ainsi pouvoir refuser le sac que la caissière nous tend. Cela doit faire environ un mois que j'ai adopter cette solution et pas un seul nouveau sac n'est entré chez nous. J'ai pris le soin de choisir un sac assez grand et surtout anonyme de façon à ce qu'on ne m'accuse pas de faire de la pub pour un concurrent ^^. Et pour l'instant, je n'ai pas eu une seule remarque, les gens sont très compréhensifs (en plus, les caissiers/caissières n'ont plus à se s'occuper de mettre mes achats dans un sac)

 J'aurai sûrement diverses choses à ajouter à cette liste mais comme elles font à présent partie de ma vie quotidienne, je n'y pense pas. Elles feront sûrement l'objet d'articles ultérieurs. ;-)

 

(Et mabulle me cause toujours des problèmes. Que ne donnerais-je pas pour revenir à l'ancien système de rédaction des billets.)  

5 commentaires - aucun rétrolien

Lingettes lavables

J'en parlais ici (troisième résolution). Je les ai faites cet aprés-midi, en velour jaune or (avec les chutes d'une de mes robes) et en polaire mauve. Reste plus qu'à les étrenner!

5 commentaires - aucun rétrolien

Notre pain quotidien

J'en avais parlé, je suis donc allée le voir. Ce fut une très bonne surprise.

Contrairement à beaucoup de films dénonçant la production alimentaire actuelle, Notre pain quotidien ne prend (presque) pas parti. En effet, le film se compense de séquences successives, sans aucun commentaire, alors que souvent, on accable le consommateur pour qu'il culbalise. Ici, rien de ça. Au contraire, même si l'on sait que le film condamne ces pratiques, l'absence de narrateur amène le spectateur à conduire lui-même sa réflection. Pas de "Oh, regardez le méchant tout moche avec ses dents longues comme des couteaux" mais tout simplement un panorama des chaines de production alimentaire, du poisson au poulet, en passant par le porc et les cocombres (c'est chouette les courges qui pousse à la verticale). Je pense que ce film est très utile du fait qu'il montre d'où provient ce que l'on mange. C'est une bonne chose je crois de nous le rappeller. Avec la grande distribution, on achète mais on ne sait plus (ou pas) d'où viennent les produits.

Un autre aspect intéressant de ce film est qu'il montre aussi les travailleurs. Des gens comme vous et moi, qui ont des conditions de travail vraiment lamentables. Pas des personnes sadiques qui se plaisent à torturer les animaux mais tout simplement des gens qui font un travail que de tout façon quelqu'un doit faire et qui n'en retire aucun épanouissement. On est d'ailleurs tenté de rapproché les humains des animaux dans ce film, aucuns n'a de condition plus enviable que celle de l'autre. Les humains ressemblent plus à des machines qu'à autre chose: travail à la chaîne, gestes répétitifs, regard absent,...

Au fil du film, on ne bati pas forcement une réflexion construite, ce sont plutôt diverses idées qui nous viennent, en réaction aux images: visions de démesure des exploitations, sensations d'un immense gaspillage (en fruits non récoltés, en eau, ...), réflexions sur le bio (c'est bête, mais en voyant comment les olives étaient récoltées, j'ai enfin réalisé concrètement pourquoi le bio était plus cher), mais aussi, pour moi, et c'est très étrange, une certaine fascination pour l'ingénuosité déployée par l'homme afin d'améliorer la production. On se rend compte aussi de certaines incohérences, comme cet homme qui cueille des poivrons torse-nu alors que pour traiter les plants, les employés devaient porter une combinaison de protection intégrale.

En résumé, je conseille à tous d'aller le voir. Je dirai même que c'est nécessaire, afin de remettre les choses à leur place. Je pense que ce portrait froid, déshumanisé de la production alimentaire apporte beaucoup, et amène à réfléchir, tout cela sans se sentir culbabilisé. Il responsabilise.

Dernière petite anecdote: pour moi qui est passée pas mal de temps à la campagne dans mon enfance, voir ce film a fait paradoxalement ressurgir plein de bons souvenirs: bennes remplies de grains de blés, fascination de mon frère pour les moissonneuses batteuses et autres rouballeurs, ...

aucun commentaire - aucun rétrolien

Ce qu'il y a dans nos assiettes

Demain sort au cinéma le film Notre pain quotidien.

Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur.
Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes. Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation. Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent. Notre Pain Quotidien questionne, inquiète et fascine.

En voici la bande annonce française:

6 commentaires - aucun rétrolien

1 2 3 | Page suivante